Décharges de Dollemard

photos prises le 26 octobre 2017

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Diagnostic environnemental 2011-2012
Historique

Les falaises de Dollemard : un site naturel remarquable et une décharge à ciel ouvert
document Surfrider

Pendant près de 50 ans, des tonnes de déchets ont été déversées du haut des falaises du plateau de Dollemard, au Nord de la ville du Havre (lieu-dit « le Clos des Ronces »). Cette ancienne décharge, fermée en 2000, continue de faire parler d’elle. Après un effondrement en 1998, d’énormes quantités de déchets se sont retrouvées sur les plages. A chaque marée, l’érosion grignote les strates de déchets et emporte plastiques, polystyrènes et autres macro-déchets (ferrailles, déchets du BTP, etc.).

Ce site fait partie intégrante de la zone Natura 2000 « littoral cauchois » et les falaises de Dollemard sont répertoriées dans le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la Ville du Havre comme « sites naturels remarquables ». Il est donc indispensable d’agir pour réhabiliter ce lieu et gommer les signes de son utilisation passée.

Nous ne sommes pas les premiers à sonner l’alarme. D’autres acteurs sont sur ce dossier depuis de nombreuses années. Cependant, devant la complexité du problème, il est essentiel de se concerter pour avancer et trouver des solutions. Surfrider Foundation Europe souhaite ainsi participer aux réflexions en partenariat avec les élus, les structures administratives et les associations locales. La solution à ce problème se devra d’être innovante, afin de dépolluer la falaise sans la fragiliser. Les techniques de confinement ne pouvant être jugées durable dans le contexte actuel d’érosion du littoral.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le site reçoit des remblais, des déchets provenant des entreprises locales du bâtiment et des casses automobiles, de la SNCF, de EDF, des cimetières, etc. ;

  • 1998 : Eboulement de la décharge de Dollemard ;
  • 2000 : Fermeture de la décharge par le préfet de région et le maire du Havre ;
  • 2001 : La Ville du Havre intente une action en justice à l’encontre des propriétaires des terrains. Le procès se solde par un non-lieu du fait de contradictions dans le code de l’environnement ;
  • 2008 : Publication d’un rapport présentant l’état des lieux des falaises de Dollemard entre les plages de St Adresse et d’Octeville/mer ;
  • 2010 : Une étude diagnostique et prospective a été commandée par la mairie. L’objectif étant de recenser les risques environnementaux et sanitaires que pourrait présenter le site et de déterminer des solutions pour gérer ces anciennes décharges.

" Les déchets qui se trouvent encore aujourd'hui dans les falaises et sur la plage au pied du plateau de Dollemard résultent d'une cinquantaine d'années d'absence de conscience environnementale et de vide juridique.
Ce sont les propriétaires privés des terrains du haut de falaise qui les ont exploités en tant que décharges permettant à des entreprises du BTP d'y déverser les gravats issus de différents chantiers (dont certains sur les cimetières, d'où la présence de pierres tombales).
Probablement qu'au début de l'exploitation des déchets autres que BTP y ont été également déversés : c'est ceux-là que l'on voit apparaître en pied de falaise, sous forme de couches "géologiques" dans lesquelles s'insèrent des plastiques.
En 2001, la Ville du Havre a réagi face à ce désastre en intentant une action en justice contre les propriétaires qui, si mes souvenirs sont bons, s'est terminée par un non-lieu du fait des contradictions du Code de l'Environnement.
A la suite de cela, au moins, l'exploitation s'est arrêtée et cela fait maintenant plus de 10 ans que plus aucun déversement n'a lieu sur ce site (si ce n'est, peut-être, encore de temps en temps quelques "incivilités" mais qui n'ont plus rien à voir avec le passé).
Certes, ce site, avec ses 3 millions de mètres cubes de déchets (dont une partie a, au fil des années été reprise par la mer et a transité vers la plage de Sainte-Adresse) est une verrue sur ce littoral mais je souhaitais amener ce commentaire complémentaire pour dire que des actions ont été entreprises pour stopper le désastre et ce déjà depuis plusieurs années.
Il ne sera pas possible de retirer tous ces gravats de la falaise car, d'une part, cela demanderait des moyens considérables tant financiers que techniques et d'autre part, on risquerait de déstabiliser la falaise à cet endroit et de faire plus de mal que de bien en intervenant avec des moyens lourds.
"

Patricia Lerouge, directrice de l'association Aquacaux cf. archive


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Documents presse

Carte Conservatoire du littoral


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